On n’a rien vu venir

Cette histoire commence le soir des élections. Les habitants, qui ont choisi les hommes politiques qui vont les représenter, descendent dans la rue pour fêter la victoire. Leur victoire, croient-ils. Mais ils se trompent…
Et la vie de tout le monde va changer, pas uniquement celle des adultes. Que feriez-vous si un de vos amis devait quitter le pays à cause de sa couleur de peau ? Que diriez-vous si vos parents choisissaient eux-mêmes les copains avec qui vous pouvez parler ? Que penseriez-vous si une discipline radicale était instaurée à l’école ? C’est de ça que parle On n’a rien vu venir, de ce qui peut arriver si l’on n’y prend garde. (…)

« Mais nous, nous ne sommes pas en âge de voter », me direz-vous. Qu’importe. Chaque génération est en mesure de trouver sa place et de choisir son engagement.
Pendant la seconde guerre mondiale, j’ai eu la chance de m’échapper du camp de concentration où j’étais prisonnier. J’ai pris, à ce moment, la décision de profiter de la deuxième chance qui m’était offerte de vivre pour lutter pour ce qui me tenait à cœur : la justice sociale et le respect des droits humains.(…) Mais j’étais déjà un adulte. N’attendez pas de devenir des adultes ! Aujourd’hui, déjà, vous avez le pouvoir de dire non à ce qui ne vous semble pas juste, de vous indigner face à ce qui vous révolte, de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de ce que vous lisez, de ce que l’on vous donne à regarder à la télévision.
Vous avez un avis. Vous pouvez le partager, avec vos amis, vos parents, vos professeurs. (…)Il n’est jamais trop tôt pour s’engager. Et ce beau roman est une des voies qui vous encourageront à résister et à persévérer.

 Préface de Stéphane Hessel du roman on n’a rien vu venir. 

7 familles, 7 chapitres, 7 auteurs.

Cette courte dystopie écrite par sept auteurs différents, raconte à travers la vie de sept familles l’instauration d’une dictature, ou comment tout se met sournoisement et pernicieusement en place sans que personne n’ait rien vu venir parce que “ce que disait le parti avait l’air si bien.”

Ce roman est un hymne à la République et à ses valeurs qui, si l’on y prend garde, menacent d’être piétinées.